Grosse, ronde, rouge orangé sur un fond jaune, la Jonagold porte dans son nom ses deux parents : la Jonathan et la Golden Delicious. Obtenue aux États-Unis au milieu du XXe siècle, elle a surtout fait carrière en Europe, en Belgique et aux Pays-Bas notamment. Sa chair jaune pâle, croquante et très juteuse, allie la douceur de la Golden à une acidité plus marquée.
Récolte et garde des pommes Jonagold
Elle se cueille à l’automne, en général à partir de fin septembre ou d’octobre. En conservation au frais, elle tient plusieurs mois. Avec le temps, sa peau devient légèrement grasse au toucher : il s’agit d’une cire naturelle, sans incidence sur la qualité. Au bac à légumes, elle reste croquante bien plus longtemps que dans une corbeille.
Les fruits les plus colorés, au fond bien jaune, sont généralement les plus aromatiques. Un léger voile cireux sur la peau se retire d’un simple coup de chiffon sec.
La Jonagold à croquer et en salade
Son jus abondant et son goût équilibré en font une excellente pomme de table. En lamelles, elle accompagne un carpaccio de betterave, une salade d’endives au bleu ou un plateau de fromages. Sa taille généreuse permet de la partager à deux pour un goûter.
Pressée, la Jonagold donne un jus doux et parfumé qui peut se boire seul, sans ajout de sucre. Tranchée en fines rondelles et séchée au four à très basse température, elle fournit aussi des chips de pomme croustillantes, à grignoter ou à poser sur un yaourt. Associée à du céleri-branche et des noix, elle compose une salade Waldorf classique.
Quelle utilisation de la Jonagold en cuisine ?
Elle supporte bien la cuisson. Au four, entière et évidée, elle cuit en une demi-heure environ et reste moelleuse sans s’effondrer. En tarte ou en Tatin, ses tranches gardent leur forme et caramélisent bien. En compote, elle donne une purée parfumée, un peu plus texturée qu’avec une Golden. Pour la pomme Jonagold comme pour les autres, choisir des fruits fermes et lourds ; elle fournit de l’eau, des fibres et un peu de vitamine C.















