La tomate cerise doit son nom à sa taille, voisine de celle d’une cerise. Elle se décline aujourd’hui en rouge, jaune, orange, noir et vert, en forme ronde ou allongée en goutte. Sa peau fine et sa saveur souvent sucrée en font la tomate préférée des enfants et des apéritifs.
Cueillir les tomates cerises au fil des semaines
Les pieds produisent de longues grappes qui mûrissent par étapes, en général de juillet à octobre. Mieux vaut passer souvent et ne détacher que les fruits bien colorés, qui viennent d’une légère torsion. Après une forte pluie, les petites tomates éclatent facilement : les ramasser au plus vite pour les consommer dans la journée. À l'inverse, la tomate grappe se cueille d'un seul geste, ses fruits restant attachés ensemble à leur rafle.
En fin de saison, quand les nuits fraîchissent, les dernières grappes peinent à rougir. Les fruits déjà pâles finissent de mûrir sur une tablette, à température ambiante ; ceux qui restent bien verts trouvent leur place dans les recettes de tomate verte, en condiment ou en confiture.
Bien choisir ses tomates cerises
Une tomate cerise de qualité a une peau lisse et tendue, sans ride ni tache molle. Sur une grappe, la tige encore verte et souple signale une cueillette récente ; une tige sèche et cassante, des fruits qui attendent depuis plusieurs jours. Le parfum se sent près du pédoncule : une tomate qui ne sent rien restera fade dans l’assiette.
Les couleurs n’ont pas toutes le même caractère : les rouges et les noires ont un goût plus marqué, les jaunes et les orangées sont souvent plus douces et moins acides. Mélangées dans un même saladier, elles donnent un plat très coloré sans aucun effort.
Garder les tomates cerises à température ambiante
Comme toutes les tomates, elles perdent leur parfum au froid. Dans une coupe, à l’abri du soleil, elles se gardent trois à cinq jours. Le réfrigérateur ne se justifie que pour des fruits très mûrs qu’on ne pourra pas manger tout de suite, à sortir une heure avant le repas.
La congélation fonctionne bien pour la cuisson : entières, lavées et séchées, sur un plateau, puis en sachet. Décongelées, elles s’affaissent et ne conviennent plus aux salades, mais font des sauces express ; la peau se retire d’elle-même sous l’eau tiède. Pour une sauce plus épaisse qui se garde en bocaux, la chair dense de la tomate olivette, reine des conserves, reste toutefois plus adaptée.
Au potager, les variétés à grand développement grimpent parfois très haut : un tuteur solide ou une ficelle les soutient.
Crues, confites ou rôties : trois usages de la tomate cerise
- Crues, entières en brochettes avec mozzarella et basilic, ou coupées en deux dans un taboulé.
- Rôties vingt minutes à four chaud, avec huile d’olive, ail et thym, sur des pâtes ou une tartine.
- Confites longuement à four doux, elles se gardent quelques jours sous l’huile au frais.
Pour les enfants, mieux vaut couper les tomates cerises en deux ou en quatre dans la longueur : entières, ces petites billes lisses peuvent se coincer dans la gorge des plus jeunes.
Riches en eau, elles apportent aussi un peu de vitamine C et du lycopène pour les variétés rouges.
Questions fréquentes sur la tomate cerise
Faut-il laver les tomates cerises avant de les conserver ?
Non : on les lave juste avant de les manger. Humides dans une coupe, elles s’abîment plus vite.
Peut-on faire mûrir une tomate cerise cueillie trop tôt ?
Oui, si elle a déjà commencé à changer de couleur : posée à température ambiante, loin du froid, elle finit de mûrir en quelques jours.
Pourquoi mes tomates cerises éclatent-elles sur le pied ?
Une forte pluie ou un arrosage abondant après une période sèche gorge brusquement les fruits d’eau et fait craquer leur peau fine. Un arrosage régulier et la cueillette rapide des fruits mûrs limitent les pertes.















